Processus attentionnels
L'attention-concentration ne peut être que le produit final d'une
multitude d'opérations neuronales, de sorte que toute atteinte du réseau, aussi
minime soit-elle, aura son influence sur la réussite de la tâche. Le syndrome TDA/H n'est
que descriptif (et encore partiel dans le DSM IV) et rien n'indique la causalité
de chaque situation clinique qui varie presque à l'infini. Il faudra traiter la
différence avec le plus grand discernement, en évitant les recettes faciles et
exhaustives. Mais dans la perspective maturationnel de l'enfant, la voie la plus
utile semble nous orienter vers cette capacité plastique du jeune cerveau qui
multiplie, jusqu'à la fin de l'adolescence, ses réseaux neuronaux en fonction du
nouvel apprentissage, en favorisant, si possible, la voie de passage des habiletés
personnelles, dans la prise en charge.
CJ
Introduction d'une présentation de Pierre
Laporte, docteur en psychologie,
Périgueux, France,
mai 2004
"La remédiation des processus attentionnels chez des enfants présentant un
TDA/H est amenée à jouer un rôle grandissant au sein de l'intervention
multimodale. Elle s'appuie actuellement sur des modèles théoriques intégrant les
diverses composantes du système attentionnel et une meilleure connaissance
des processus attentionnels déficitaires, en jeu dans le type mixte et le type TDA. Il est déjà bien établi qu'à la spécificité des divers processus
attentionnels répond la nécessaire spécificité des interventions ciblant tel
processus dans telle modalité sensorielle. Les récentes avancées sur la
modélisation du fonctionnement cérébral et sur la co-construction "cerveau en
développement/comportement en évolution" sous l'effet des interactions avec
l'environnement externe/interne, ont permis de proposer une hypothèse de
recherche clinique:
"l'intervention précoce favoriserait l'amélioration
durable, au niveau structuro-fonctionnel, de la connectivité synaptique au sein
des réseaux neuronaux engagés dans la problématique TDA/H" et de modéliser une
stratégie d'intervention dite « intervention en réseau » y répondant. Elles
s'appuient notamment sur les processus de plasticité cérébrale fortement
mobilisés dans la maturation cérébrale et sur les modèles des « réseaux
neuronaux hiérarchisés » pour lesquels c'est de l'activité d'un réseau, c'est-à-dire
du traitement parallèle et interactif de l'information entre ses aires le
composant, qu'émerge une fonction cognitive. L'intervention, ciblant
respectivement, de manière très spécifique, tel maillon dysfonctionnel ou tel réseau en liens interactifs étroits, aura des effets sur le(s)
réseau(x) d'appartenance, par exemple attentionnels, mnésiques et exécutifs." PL
Articles:
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1- Br J Psychol. 2003 Nov;94(Pt 4):427-36. |
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2- Arch Clin Neuropsychol. 2004 Jun;19(4):569-94. |
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Executive functioning in boys with ADHD: primarily an inhibition deficit?
Scheres A, Oosterlaan J, Geurts H, Morein-Zamir S, Meiran N, Schut H, Vlasveld
L, Sergeant JA.
Department of Clinical Neuropsychology, Vrije Universiteit Amsterdam, Amsterdam,
The Netherlands.
This study was aimed at: (1) testing whether boys with Attention
Deficit/Hyperactivity Disorder (ADHD) demonstrate a deficit in response
inhibition and deficits in other executive functions (EF), or alternatively,
demonstrate a deficit in only response inhibition; (2) investigating which role
associated factors, such as IQ, age, and performance on non-EF tasks play in EF
in ADHD; (3) studying the association between the three different forms of
inhibition studied here. Boys with ADHD were compared with normal control (NC)
boys on five domains of executive functioning: inhibition (inhibition of a
prepotent response, inhibition of an ongoing response, and interference
control), planning, set-shifting, working memory, and verbal fluency. Boys with
ADHD demonstrated deficits in interference control, inhibition of an ongoing
response, planning, and letter fluency. After controlling for age, IQ, and non-EF
measures, none of the EF deficits in ADHD remained. Finally, correlations
between different inhibition measures were generally low, and correlations
within domains of inhibition were not higher than correlations between domains
of inhibition. This calls into question the distinctiveness of the different
forms of response inhibition.
PMID: 15163457 [PubMed - in
process]
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