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Un ingrédient chimique bien connu, le
méthylphénidate, (le Ritalin®, Novartis), permet à Janssen-Ortho
(Canada), de
reformuler autrement un vieux produit de 40 ans. À travers une technologie plus
moderne, il y aurait libération lente et continue de la
substance chimique, par un petit orifice laser, pendant environ 10-12
heures, depuis la capsule plastifiée qui autant protège de la
destruction des acides gastriques. 22% se dissous rapidement, à partir
de l'enrobage de la capsule; le reste se libérant en deux temps, par le
biais de la pompe osmotique.
La nouveauté provient d'un concept inédit, mis au point à l'initiative
d'un pharmacien, Suneel Gupta, Université Irvine, CA, de bien mesurer
l'efficacité du MPH, en multiples doses quotidiennes, sur les capacités
cognitives du sujet.
"In
1993, a research program, supported by ALZA Corp, Mountain
View, Calif, was initiated at the University of California,
Irvine (UCI) to address these problems. The initial step was
to conduct "concept discovery" study to understand some basic
properties of the time course of responses to IR methylphenidate
treatment. The results of this study11
showed that a constant (zero-order) drug delivery pattern did
not maintain efficacy across the day; tachyphylaxis (acute
tolerance) was proposed to account for this observation. This
concept implied that the reduced efficacy of existing SR
methylphenidate formulations might be the result of
nonascending (ie, flat or descending) drug delivery profiles,
and that an ascending (first-order) drug delivery profile
would overcome the hypothesized acute tolerance. The research
program required methodological innovations21-23
(eg, development of the UCI Laboratory School Protocol
and the application of pharmacokinetic-pharmacodynamic [PK/PD]
modeling), which will be reviewed to provide background for
the proof-of-concept and proof-of-product studies that will
be reported herein.
Methods:
Children with attention-deficit/hyperactivity disorder were
evaluated in a laboratory school to characterize onset and
duration of the effect of a variety of methylphenidate
regimens. In a proof-of-concept study, an experimental ascending
profile was established by an initial bolus followed by small
increasing doses of immediate-release methylphenidate in capsules
administered every 30 minutes for 8 hours. Two proof-of-product
studies of a new oral once-a-day formulation to deliver
methylphenidate by an osmotic pump process based on OROS (ALZA
Corp, Mountain View, Calif) technology (hereafter referred to
"OROS-methylphenidate") were conducted: a pharmacokinetic
study and a pharmacodynamic study".
Fin de citation(1)
L'on constate ainsi la tolérance
rapide au MPH, dès la 1er dose matinale, en mode régulier courte action
de 3-4 heures. Il fallait augmenter
le titrage subséquent, pour conserver l'effet optimal en PM.. Ainsi,
le MPH devrait se prescrire en doses ascendantes, 5 mg, matin, 10 mg, midi, par exemple,
davantage qu'en doses identiques ou descendantes. Le concept sera repris
dans les nouveaux produits longue action, comme Concerta, ADDerall,
Ritalin LA
La durée d’activité thérapeutique, prolongée, peut entraîner une perte d’appétit
vespérale, et un retard à l'endormissement, comme l'augmentation du titrage
PM, par contre, un effet rebond plus important dans les heures qui
suivent les effets bénéfiques. La tolérance individuelle détermine le
cours à suivre. Il y a le sujet hypersensible, tant à l'appétit qu'au
sommeil, et le contraire de celui qui ne ressent rien. Il faut parfois
revenir aux vieilles formulations, mais dorénavant, avec la même
prémisse, avec le mimétisme d'un titrage ascendant, si possible, ex. 5
mg, matin, 7.5 mg midi, 10 mg, pm.
Avec le méthylphénidate, le titrage
courant se situe dans les 0.5 à 1 mg mg/kilo, entre 6-12 ans, en période
de stabilisation, bien qu'il faille souvent débuter en 0.25 mg/kilo, sans
risquer d'effets secondaires inutiles au départ. La sévérité du syndrome,
davantage que le poids, de même que les effets secondaires doivent ensuite présider au dosage final.
Les effets négatifs toujours typiques du
méthylphénidate demeurent la perte d’appétit diurne, la réaction rebond
du soir avec irritabilité ou morosité puis finalement le retard à
l’endormissement, dans les dosages plus élevés ou l'hypersensibilité
individuelle. Il arrive plus rarement des migraines, type familial, très
tenaces, des tics, ou des contractures abdominales (une intolérance au
lactose, reliée à l'agent de liaison de certains produits), obligeant
l'arrêt de la molécule ou de la marque, puis le passage obligé à
la dextroamphétamine.
Le méthylphénidate demeure une médication à la fois simple et complexe
qui tient cependant la route depuis 40 ans, quoique imparfaite. La
fenêtre thérapeutique restera toujours assez étroite, entre effets
positifs et négatifs. L'on doit choisir le moindre mal, et parfois
renoncer à des effets optimums sur l'apprentissage et le comportement,
pour la simple qualité de vie et la santé.
Le Concerta® est globalement plus facile à gérer, en profitant d'une
technologie moderne de libération lente. Chez l'adolescent et adulte, L. Hechtman présentait récemment ses conclusions d'une recherche de 400
sujets: au moins 86% exigeait un titrage de plus de 18 mg, die,
soit 14%, 18 mg, 36%, 36 mg, et 50%, 54 mg.
références:
1-
Arch Gen
Psychiatry. 2003;60:204-211
Development of a New Once-a-Day Formulation of
Methylphenidate for the
Treatment of Attention-deficit/Hyperactivity Disorder.
Proof-of-Concept and
Proof-of-Product Studies.
James
Swanson, PhD; Suneel Gupta, PhD; Andrew Lam, PhD; Ira Shoulson, MD; Marc
Lerner, MD; Nishit Modi, PhD; Elizabeth Lindemulder, PhD; Sharon Wigal,
PhD
.
http://archpsyc.ama-assn.org/cgi/content/abstract/60/2/204
* par les corporations Janssen-Ortho (Canada), Janssen-Cilag (Europe), McNeil-Alza (USA), en collaboration avec Alza
Corporation,
filiales de Johnsons & Johnsons
Dr Claude Jolicoeur
Décembre 2003
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