L'obésité avant la grossesse met le mère et l'enfant à risque

NEW YORK (MedscapeWire) 27 février 2002 — Un nouveau rapport signale que simplement perdre du poids et se tenir en forme avant la grossesse peut augmenter la santé autant de la mère que de l'enfant.

Une étude poussée du  "March of Dimes", au sujet de l'alimentation et développement optimale de l'être humain, présente son rapport, lundi dernier, démontrant que les femmes qui font de l'embonpoint ou sont obèses deviennent de 30% à 40% plus à risque d'enfanter un nourrisson qui aura un déficit majeur, à la naissance, pouvant affecter le cerveau, le coeur et le système digestif.

"C'est un domaine où le poids a son importance bien davantage que nous pouvons penser", raconte Dr Richard Deckelbaum, responsable de l'étude magistrale et directeur de l'Institut de la nutrition humaine à l'Université de Columbia, ville de New York. "Les gens ne comprennent pas vraiment les effets de l'alimentation sur les nouveaux-nés".

Il souligne qu'il est plus difficile pour la femme de devenir enceinte quand elle souffre d'embonpoint, et qu'advenant la grossesse, les risques de complications comme les problèmes de l'enfant après sa naissance augmentent de façon dramatique.

L'embonpoint se présente, à partir d'une augmentation de 10 à 15%  du poids recommandé, en fonction de la grandeur de la personne ou de 25 à 30 points de l'index de sa masse corporelle- (poids en kg / hauteur en m 2), ou IMC. Quant à l'obésité, l'on convient d'un index de 30 ou plus.

Le document montre que l'embonpoint ou l'obésité augmente beaucoup le risque de complications durant la gestation, ce qui implique les facteurs de diabète, de pré-éclampsie, et finalement d'hospitalisation. "Le risque d'hospitalisation de la mère, durant une grossesse, augmente à quatre fois la norme, si elle présente de l'embonpoint. Si l'index de masse corporelle dépasse 35, le risque monte de 6 à  7 fois", déclare le Dr Deckelbaum. Le risque de mortalité périnatale (pendant la naissance) augmente aussi en fonction de l'élévation de l'IMC. Dr Richard Deckelbaum croit que la plupart des médecins- comme aussi bien leurs patients- sont inconscients de cette connexion même au su des risques bien documentés par la recherche. Il exprime l'avis que le publique semble comprendre l'importance de bien d'autres facteurs affectant la femme enceinte, comme le supplément d'acide folique, mais que le message de la bonne  forme physique avant même la grossesse, se perd dans le vent.

À la lumière de la déclaration du Chirurgien général des USA, à l'effet qu'il existe une véritable "épidémie de l'obésité", les experts sont d'accord que les problèmes de grossesse, associés à l'embonpoint et l'obésité vont continuer d'augmenter. Selon cette étude, le pourcentage de femmes obèses, âgées de 20 à 29 ans, a fait plus que doubler, de 7% de 1960-19062 passant à 17% en 1988-1994.

"C'est un sujet que va prendre de plus en plus grande importance", dit Martha Werler, ScD, professeur associée de l'école de Santé publique de l'Université de Boston, au Massachusetts. Werler fut l'auteure d'une étude en 1996, publiée dans le "The Journal of the American Medical Association", démontrant que les femmes avec embonpoint avant une grossesse sont plus à risque d'avoir des enfant avec des déficits neurotubulaires, incluant le spina bifida.

"Il y a nettement des complications qui surviennent avec l'obésité du cours de la grossesse", dit Werler.

OneStat_Pageview(); //-->
free stat counter